Repère tranquille

Repère tranquille
On espère toujours.

C'est un de ces trucs universels, je crois. Même les plus pessimistes espèrent. Espèrent qu'un jour, peut-être à quelques années-lumières d'ici, quelque chose ira mieux. Quelque part. À un certain moment.

On espère. On a cette petite lueur, cette petite étincelle, loger quelque dans les yeux, qui finit toujours par s'embraser à un moment ou à un autre, et qui rallume quelque chose d'éteint en nous.

J'avais tellement à te dire
Je savais plus comment faire
J'ai préféré partir
J'ai préféré me taire


C'est un peu idiot, et sûrement beaucoup naïf, mais on espère toujours qu'on a pas trop compris la conversation qui semblait dire que tout était terminé, qu'il n'y aurait rien de plus. On espère avoir mal saisit un mot, une phrase, et s'être trompé. On espère.

Le feu brûle encore
Même si c'est fragile
Sortir du brouillard
Sur des mois et des milles


Le temps passe. Il nous revient momentanément, le temps d'un câlin à s'en briser les os, le temps d'un baiser passionné mêlé de larmes. Le temps de baisers désespérés, où l'on s'accroche à l'autre comme à un morceau d'épave, craignant de retombé dans l'eau glacée de l'Atlantique, un soir d'avril en 1912. On sent son c½ur d'accélérer en pausant la paume de sa main sur son c½ur, et on se dit que tout n'est pas perdu, que l'on n'a pas été si naïve que ça, après tout.

Et si je m'ennuie de toi
Je suis bien là-bas
Dans la paix et le doute
De chaque pouce d'autoroute


Et on déchante. Encore une fois. Car ce n'était apparemment qu'une erreur. Ça n'aurait apparemment pas dû arriver. Quelque chose s'éteint alors en nous, comme on était les tisons d'un feu de camp à l'aide d'un petit seau d'eau, les faisant disparaître et une dernière petite fumée grises s'envolant vers les ciel où les étoiles sont désormais voilées.

On perd nos repères, encore une fois.

On perd son repère.
On perd son repère tranquille

Et si tout s'évapore
Et tout tient à un fil
T'es l'étoile t'es le port
T'es mon repère tranquille

# Posté le dimanche 18 novembre 2007 12:30

Accords tristes de guitare dans un ton qui m'est inconnu

Accords tristes de guitare dans un ton qui m'est inconnu
I thought for a long time
That began the day you left

You needed to save yourself
How come you didn't save me too?
How come you leaved me there...

You needed to save yourself
And I am old enough to understand
Why do I always have to understand?


Sometimes people just... leave.
Parfois pour de bonnes raisons. Excellentes raisons.

N'en reste pas moins que le tout fait toujours autant mal.

On fait alors plein de choses que l'on n'aurait jamais, au grand jamais, fait dans des temps différents.

On éclate en larmes devant une conversation msn merdiques.
On peine à contrôler les spasmes qui secouent nos épaules alors que nos yeux rougissent et enflent.
On écoute la même chanson en boucle et on laisse ces petits accords tristes de guitare nous défonser le ventre à chaque fois.
On se laisse avoir encore une fois, alors qu'il nous prend dans ses bras et déposes ces lèvres sur les siennes.
On se sauve en courrant car on sait pertinemment qu'il croit encore en ses raisons qui font qu'il est parti.

On se sauve en courant.
Et on s'effondre à nouveau quand on s'apperçoit qu'il ne nous retient pas.

Retour à la case départ.

# Posté le mardi 13 novembre 2007 18:34

Spéciale Dédicace

Spéciale Dédicace
Je suis quelqu'un qui se lasse assez rapidement.

(Et dont les débuts d'article à eux seuls sont dignes d'un prix Nobel de la littérature).

Je crois que ce ''fait'' vient en grande partie du fait que j'étais relativement gâtée, étant petite. J'étais la cadette, avec un frère de 10 ans mon aîné. À un certain point, mes parents devaient avoir l'impression d'avoir un premier enfant... pour une seconde fois (... non mais quelle phrase obscure). Donc du coup... bah j'ai été gâtée (mais pas trop non plus, juste dans une limite raisonnable).

J'avais une tonne de jouets. Des poupées par milliers, un assortiment impressionnant de Barbies, des Polly Pockets à la tonne... Il y en avait souvent des nouveaux, et si un se brisait, c'était pas la catastrophe. Peu de temps après moi débutait la génération de ces enfants rois qui déballent des tonnes de cadeaux de Noel les uns après les autres sans aucune expression et sans dire merci. J'ai été veinarde.

Je me lassais des jouets... Et ayant été quelque peu élevée dans ce contexte, le tout se répertorie encore aujourd'hui, quoi que le fait des payer quelques factures maitenant m'aide à être plus raisonnable ^^.

Je craque souvent pour un vêtement, même si je sais que j'en ai amplement dans mon garde-robe.
J'ai une envie folle de m'acheter un portable, même si mon portable est encore relativement fonctionnel (mais c'est parce que c'est pratiqueuuuh booooon).
Je n'aime pas manger des restants... j'aime mieux faire un nouveau truc.
Etc.
Etc.
Etc.

Mâis même si je suis gâtée, que je me lasse et que je peux être souvent plus qu'un coup de vent qu'une amie, je ne me lasse jamais de te parler, de lire tes délires et tes dires remplie de smily, et de te lire. Je dévore tes écris, j'adore comme tu vois la vie, les choses autour de toi, et ta capacité à mettre de la joie partout en disant simplement un truc du genre '' Bah aujourd'hui j'ai fait quoi? Bah rien fantnew fantnew mdr mdr''.

Si mes commentaires sont moins présents, plus discrets, ce n'est pas que le tout ne m'interesse plus, c'est plutot que je n'ai pas ton génie pour écrire des commentaires toujours originaux et qui disent réellement ce que j'ai dans le fond de la tête. Je ne suis pas une artiste-génie comme toi, mais une pauvre madame tout le monde scientifique... Tu me pardonnes?

Je n'arrêterai jamais de te lire ce qui sort de ton imaginaire et continue de laisser ta trace dans ce monde qui ne l'est pas,

Joyeux Anniversaire, Dobeul : )
Man.

# Posté le samedi 01 septembre 2007 12:54

Hypersexualité : hyper-activité et hyper-ventilation d'une société?

Hypersexualité : hyper-activité et hyper-ventilation d’une société?
God Bless the Child : Michelle Featherstone

Hypersexualisation : La notion d'hypersexualisation des filles est chargée de présupposés en ce qui concerne la nature des jeunes filles et de leur rapport à la sexualité. Fondamentalement, derrière l'inquiétude d'une "précocité sexuelle provoquée" (RQASF) se trouve l'idée que, lorsqu'elles ne sont pas manipulées par les messages médiatiques et les stratégies marketing, les adolescentes sont par nature peu ou pas sexuelles. Ce discours occulte le fait que les jeunes filles, vers l'âge de 12 ou 14 ans et souvent plus tôt que les garçons, entament leur période de puberté et connaissent pour certaines des poussées d'hormones qui peuvent les inciter à désirer une sexualité active. (Source : Cybersolidaire)

Certains demanderont, d'un ton outré, ce qu'on leur apprend dans les écoles de nos jours. Certains blâmeront les parents ; d'autres, les ami(e)s. Les voisins, les grands frères et grandes s½urs, l'école insuffisamment stricte, la télévision, la radio... Le réchauffement climatique, Bush, l'axe de la lune, le déboisement en Amazonie. Pourquoi ne pas blâmer la fonte de la calotte glacière? Et puis quoi encore?

L'hypersexualisation est devenu un trouble de société, ni plus ni moins. On a beau blâmer le voisin ou seul Dieu sait quoi, à peu près tout de nos jours incite les jeunes, et tout particulièrement les jeunes filles, à l'hypersexualisation.

À peine neuf ou 10 ans et elles se promènent allègrement dans la rue, juchées sur des escarpins à talons hauts dont j'aurais moi-même peur d'enfiler. Elle porte ce qu'on pourrait qualifier à peine d'une ceinture à la place de la jupe tant c'est court et elles exhibent fièrement leurs nombrils percés, cadeaux de leurs mères pour leurs 10e anniversaire. Le haut de leur tenue rappellent presque les corsets martyrisant que les jeunes filles de bonnes familles portaient jadis (sauf que les fille de bonnes familles de jadis, elles rajoutaient un truc par dessus, quand même!)

Elles portent plus de maquillage que je n'en porterai probablement jamais et couleraient à pique avec la multitude de bijoux qui ornent leur cou, poignets et oreilles si elles venaient à tomber à l'eau.

Et elle ne compte même pas une décennie de vie.

La photo au début de cet article, la petite chaussure blanche à talon ornée de fleurs... Jolie non? Disponible chez Sears.ca, en pointure de 1 à 13, talons de 2 centimètres. En (sûrement faux) cuir blanc, à lanière, susceptibles de se retrouver aux pieds de certaines de mes copines qui ont toutes plus de 20 ans.

Oh...quoi, Madame la vendeuse? Je suis dans le rayon des chaussures pour enfants? Oh, pardon!

... une fillette de 6 ans avec un talon de 3 centimètres! 3 centimètres! 3 centimètres, c'est presque dangereux pour la fille de 1.75 que je suis, imaginé sur une petite puce qui ne fait même pas 1 mètre!
Qui blâmer? Les enfants qui rêvent de ce voir avec ce genre de chaussures aux pieds, car Britney, Fergie, Christina et cie les portent? Les multinationales qui les fabriquent? Les parents qui leur achètent? On blâme personne? Un peu tout le monde?

On incite les enfants à la surconsommation (et une nouvelle garde-robe complète par année! Et de une!). On leur apprend qu'on doit être belle en tout temps, on leur inculte le complexe de se regarder dans le miroir tous les 5 minutes pour vérifier si chaque petite mèche de cheveux est adéquatement placée). On leur bousille la colonne vertébrale, les pieds, les orteils et les genoux avec des talons à la cons à une âge risible. On inflige des complexes à celles qui n'ont pas le corps ''parfait''.

Et le plus triste, on leur apprend à respecter leur image, et non elles-mêmes.

Qui disait que l'adage ''Sois belle et tais-toi'' était révolu?

***
Quand j'étais petite, j'avais quoi.. 2 ou 3 robes, que je portais dans les grandes occasions : Noël, les anniversaires d'adulte auxquels on me traînait, et les enterrements. Il n'y en avait qu'une que je tolérais : ma petite robe verte et blanche à poids, que j'adorais car elle était super ample dans le bas, donc je pouvais courir et trottiner ou bon me semblait. Je l'ai malheureusement bousiller avec du jus de raison ou un truc qui tâche dans le genre.

J'avais mes pantalons, je jouais, je roulais dans l'herbe, je me traînais à quatre pattes à travers toute la maison et je courrais avec mes petites chaussures de sport bleues.

N'a-t-on pas l'impression de leur voler leur enfance?

N'a-t-on pas l'impression de leur enlever une part d'eux-mêmes?

N'a-t-on pas l'impression de les faire pénétrer beaucoup trop tôt dans le monde froid et incompréhensible des adultes?


Échanger roulades dans l'herbe, papillons, poupées et petites voitures pour talons hauts, maquillage et vêtements plus que dénudés, il y a que moi qui trouve que l'échange n'en vaut pas la chandelle?

# Posté le lundi 25 juin 2007 16:05

Sing and roll (8)

Sing and roll (8)
Sur l'autoroute, vendredi après-midi. La semaine de boulot terminé, on oublie tout.

On accepte l'offre de quelqu'un de vous ramener, on se sauve d'une heure d'autobus bondée et brûlant.

On monte dans la voiture, il met un disque, et cette exacte chanson se met à jouer.

On bat le rythme du bout du doigt sur sa cuisse, on remue la tête en cadence.

On ouvre grand les fenêtre de la voiture, laissant l'air s'engouffrer à une vitesse vertigineuse alors qu'on file sur l'autoroute.

Il chante la chanson, par moment à tue-tête, un sourire grand comme le monde sur son visage, mêlé d'un rire franc.

On a envie de hurler la chanson, on sourie à rien, on ne replace pas impatiemment ces cheveux déplacés par le vent.

Pourquoi?

Parce que j'imagine qu'on s'en fout, tout simplement.

Des moments euphoriques comme ça, on en prendrait à la pelleté. Mais c'est peut-être parce qu'ils sont rares qu'ils sont si spéciaux au moment venu?

Ce moment nous prend toujours par surprise, nous suspend dans l'infini pour quelques minutes et nous laisse à bout de souffle et serein.

De rire et de laisser le vent caresser son visage en compagnie d'un presque inconnu, et se laisser porter par un moment au l'esprit se vide, les soucis s'envolent par la fenêtre, près d'une pancarte indiquant ''Prochaine sortie : 400 mètres''.

Ils s'envolent vers les cieux, entraîner par ces notes de musiques qui volètent allègrement dans l'air, vers les nuages et l'atmosphère.

Et on s'envolent presque avec eux. ; )

# Posté le mardi 19 juin 2007 20:00